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Vous voyez flou à partir de quelques mètres. Tableau, panneau, visage dans la rue : tout se brouille. La myopie est le défaut visuel le plus répandu et l'un des mieux corrigés par la chirurgie moderne.
La myopie est un défaut de réfraction oculaire. L'oeil myope est trop long par rapport à sa puissance optique : la lumière converge en avant de la rétine, et non sur elle. Les objets éloignés apparaissent flous ; la vision de près reste nette.
Elle se mesure en dioptries négatives sur votre ordonnance. Elle apparaît généralement dans l'enfance ou l'adolescence et se stabilise, dans la majorité des cas, entre 18 et 25 ans.[1]
La myopie est en grande partie héréditaire. Lorsque les deux parents sont myopes, le risque pour l'enfant est multiplié par six par rapport à des parents non myopes.[2] Les facteurs environnementaux jouent également un rôle : travail de près prolongé, exposition aux écrans et manque de lumière naturelle sont associés à une progression plus rapide. Des données récentes suggèrent qu'une exposition d'au moins deux heures par jour à la lumière naturelle ralentit significativement la myopisation chez l'enfant.[3]
La dépendance aux lunettes ou aux lentilles de contact conditionne de nombreuses activités : sport, conduite nocturne, travail sur écran en environnement mixte. La conduite sans correction est interdite au-delà d'un certain seuil de déficit visuel.[4] Les halos et la réduction de contraste nocturne sont fréquents chez les myopes non corrigés.
Myopie faible · 0,25 à 3 D
Gêne principalement de loin. Beaucoup de patients fonctionnent sans correction en intérieur.
Myopie moyenne · 3 à 6 D
Dépendance quotidienne à la correction optique. Qualité de vie significativement réduite sans lunettes ni lentilles.
Forte myopie · au-delà de 6 D
Vision très floue sans correction dès quelques centimètres. L'allongement du globe oculaire génère des tensions rétiniennes qui justifient un suivi régulier avec fond d'oeil, indépendamment de toute décision chirurgicale.[5]
Forte myopie et suivi rétinienAu-delà de 6 D, un examen du fond d'oeil annuel est recommandé par la Société Française d'Ophtalmologie, qu'une chirurgie soit envisagée ou non.[5]
Références
Trois techniques permettent aujourd'hui de corriger la myopie de façon durable. Le choix dépend de votre correction, de l'épaisseur de votre cornée et de vos attentes.
Entre −6 et −8 dioptries, la décision entre laser et implants ICL n'est pas automatique. C'est précisément dans cette plage que le bilan préopératoire est le plus déterminant.
L'épaisseur cornéenne résiduelle, la topographie et la chambre antérieure sont les paramètres qui orientent le choix. Deux patients avec la même correction peuvent avoir des indications radicalement différentes.
Au-delà de −8 D, les implants ICL sont dans la grande majorité des cas la solution de référence ils permettent de corriger des myopies que le laser ne peut pas traiter en toute sécurité.
Pour un patient de 28 ans avec −9 D, je pense toujours à ses yeux à 55 ans. La cornée qu'on préserve aujourd'hui, c'est la marge de manœuvre qu'on conserve pour demain.
La seule façon de savoir quelle technique est adaptée à votre myopie, c'est un bilan complet. En une heure, j'ai tous les paramètres pour vous donner une réponse précise.
Un bilan préopératoire permet de déterminer avec précision quelle technique est adaptée à votre profil et si la chirurgie est une option pour vous. La première consultation de dépistage est gratuite.