LASIK signifie Laser-Assisted In Situ Keratomileusis. Le préfixe "Femto" désigne le laser utilisé pour la première étape : un laser femtoseconde, dont les impulsions sont si brèves qu'elles découpent le tissu cornéen sans le brûler, avec une précision au micron près.
L'intervention repose sur deux étapes successives. La première crée un volet ultrafin dans la cornée, qui est soulevé pour exposer le tissu sous-jacent. La seconde utilise un laser excimer, guidé par la cartographie précise de votre oeil, pour remodeler la surface cornéenne et corriger votre défaut visuel. Le volet est ensuite repositionné : il adhère naturellement à la cornée en quelques secondes, sans suture.
Avant l'introduction du laser femtoseconde, ce volet était créé mécaniquement par une lame oscillante appelée microkératome. Le passage au laser a éliminé la principale source de variabilité de cette étape, ce qui représente un progrès de sécurité significatif.[1] Le traitement laser dure de quelques secondes à environ une minute selon la correction. L'intervention est réalisée sous anesthésie locale par gouttes.
Les premières heures. Juste après l'intervention, la vision est déjà améliorée, souvent floue et voilée, mais significativement meilleure qu'avant. Les premières heures, il est conseillé de garder les yeux fermés pour laisser le volet adhérer.
Le lendemain. La grande majorité des patients ont une vision fonctionnelle suffisante pour reprendre des activités légères dès J+1. Beaucoup retournent au travail dès le lendemain.
La première semaine. Quelques fluctuations sont possibles : vision légèrement variable selon l'heure, la fatigue, l'hydratation. Des collyres lubrifiants sont prescrits pour maintenir le confort.
Un à trois mois. La vision se stabilise définitivement. La grande majorité des patients atteignent leur résultat final dans ce délai.[2]
Pour les profils correctement sélectionnés, les résultats sont parmi les plus prévisibles de toute la chirurgie réfractive. Plus de 95% des patients atteignent une vision à 10/10 ou équivalent après l'intervention.[3]
Les halos et éblouissements nocturnes existent en postopératoire immédiat. Ils diminuent progressivement au cours des premières semaines. Pour la grande majorité, ils sont résiduels ou absents à trois mois.
Une cornée adaptée. La création du volet combinée à l'ablation laser impose que la cornée dispose d'une épaisseur suffisante. C'est le premier critère évalué au bilan, avec la topographie et la pachymétrie.
Une myopie stable depuis au moins deux ans. Opérer une myopie encore en progression, c'est corriger une cible mouvante. La stabilité est vérifiée sur les anciennes ordonnances et confirmée par les mesures du bilan.
Une plage de correction adaptée. Le Femto-LASIK corrige efficacement la majorité des myopies, hypermétropies et astigmatismes courants. Pour les corrections très importantes, les implants ICL offrent une alternative plus adaptée.
Absence de kératocône. Le kératocône, même débutant, même fruste, est une contre-indication absolue. La topographie cornéenne du bilan le détecte avec précision, y compris dans ses formes précoces.[4]
Sécheresse oculaire évaluée. Le volet cornéen affecte l'innervation superficielle de la cornée, ce qui peut aggraver temporairement une sécheresse préexistante. Une sécheresse sévère oriente vers une autre technique.
Références