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Vous n'avez jamais consulté pour une chirurgie réfractive. Vous voulez d'abord comprendre si c'est une piste réaliste avant d'aller plus loin. Cette consultation est plus courte, sans dilatation des pupilles. Vous pouvez venir seul et repartir en voiture. Elle permet de faire un premier état des lieux, d'évaluer votre profil général et de décider si un bilan complet est pertinent.
C'est l'étape qui détermine tout. Elle inclut la dilatation des pupilles par cycloplégiques : des gouttes qui paralysent temporairement le muscle ciliaire pour mesurer le défaut visuel réel, sans compensation musculaire. C'est indispensable pour la précision des calculs, notamment pour l'hypermétropie et les corrections complexes.
Prévoyez un accompagnant ou un taxi pour rentrer. La dilatation pupillaire rend la conduite impossible pendant deux à trois heures. Évitez le maquillage des yeux le jour du bilan. Comptez une heure et ne soyez pas pressé.
Si vous portez des lentilles souples : arrêt au moins 48 heures avant. Si vous portez des lentilles rigides : arrêt au moins une semaine avant. Les lentilles modifient transitoirement la forme de la cornée et fausseraient les calculs.[1]
Cartographie tridimensionnelle de la surface de la cornée. Elle mesure les courbures en des milliers de points et détecte les irrégularités invisibles à l'examen classique, notamment les formes frustes de kératocône qui contre-indiquent formellement le laser. C'est l'examen le plus important pour la sécurité de la décision chirurgicale.[2]
Mesure de l'épaisseur cornéenne en tous ses points. Elle détermine si la cornée dispose de la réserve de tissu suffisante pour un laser sécurisé et, si oui, quelle technique est adaptée.
Analyse des défauts optiques complexes de l'oeil, au-delà de la simple myopie ou hypermétropie mesurée chez l'opticien. Elle guide le profil de traitement laser pour une correction qui va plus loin que la correction standard.
La mesure du défaut visuel réel après dilatation des pupilles. Sans cette étape, l'oeil compense partiellement, surtout en cas d'hypermétropie, et fausse les calculs. C'est cette mesure qui révèle parfois un défaut bien supérieur à ce que l'opticien avait mesuré.[3]
Mesure de la longueur axiale de l'oeil et des dimensions de la chambre antérieure. Indispensable pour le calcul de la puissance des implants ICL et pour évaluer le risque rétinien des myopes forts.
Dépistage d'une sécheresse oculaire qui peut modifier le choix de la technique ou nécessiter un traitement préalable. Une sécheresse non détectée avant un Femto-LASIK peut compromettre le résultat et le confort postopératoire.
Examen de la rétine périphérique, particulièrement important pour les myopes forts, chez qui l'allongement du globe peut créer des fragilités rétiniennes indépendantes de toute décision chirurgicale.[4]
À l'issue du bilan, je présente mes conclusions en face à face. Pas un compte-rendu envoyé par courrier.
Si vous êtes candidat à la chirurgie. J'explique quelle technique est adaptée à votre profil et pourquoi. Je présente ce que vous pouvez attendre du résultat de façon réaliste. Je réponds à toutes vos questions. Si vous décidez d'aller de l'avant, nous planifions l'intervention ensemble.
Si une contre-indication existe. Je vous l'explique clairement : sa nature, ce qu'elle signifie pour votre suivi, et quelles alternatives sont envisageables. Un bilan qui conclut à une contre-indication n'est pas un bilan raté. C'est un bilan qui a fait exactement ce pour quoi il existe.
Dans tous les cas. Vous repartez avec une réponse médicale claire, fondée sur vos données réelles, donnée par le chirurgien qui vous opérerait si vous décidiez d'aller de l'avant. Et je ne vous mets jamais sous pression pour décider ce jour-là. La décision vous appartient.
Références